Du domaine des Murmures Carole Martinez
01 7th, 2012PRIX GONCOURT DES LYCEENS 2011
Bienvenue au Moyen Age, dans un monde peuplé de rois et de chevaliers, de nonnes et de prêtres, de bonnes et de saltimbanques !
De nouveau un livre acheté à Roissy avant un long vol, lu pendant tout le vol ( merci à AA d’avoir des supers télés communes à tout l’avion
).
Une histoire extraordinaire, loin du XXIè siècle, qui nous emporte dans un monde où il fait bon de ne pas y vivre !
J’adore lire ce type de roman imaginaire, déconnectée de nos réalités mais dont l’histoire nous bouleverse un peu. On se laisse emporter par l’histoire, tragique, un peu comme Antigone ou comme Alexandre et Alestria de Shan Sa.
L’histoire se déroule en 1187, au Domaine des Murmures.
Esclarmonde , la fille du roi, refuse de se marier à un jeune chevalier prétentieux, réputé pour violer les jeunes filles.
Elle décide de s’emmurer dans un petite pièce attenante à la chapelle du château, et de consacrer sa vie à Dieu.
Mais elle est violée ( pas par son prétendant) la veille de son emmurement.
Elle découvre très tardivement qu’elle attend un bébé, or elle est considérée aux yeux de sa contrée et des contrées avoisinantes comme une Sainte …
Cela l’entraîne dans un état à la frontière de la folie, d’un mysticisme extrême. Son influence sur les habitants est puissante ….
« Carole Martinez donne ici libre cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une expérience à la fois mystique et charnelle, à la lisière du songe. Elle nous emporte dans son univers si singulier, rêveur et cruel, plein d’une sensualité prenante. »http://www.babelio.com/livres/Martinez-Du-domaine-des-murmures/281093
Agathe
Sunset Park – Paul Auster
01 4th, 2012Le premier roman de Paul Auster que je lis. Si je poursuis mes habitudes, je vais lire tous les livres de cet auteur car j’ai vraiment beaucoup aimé Sunset Park.
C’est l’histoire de 4 personnages qui se retrouvent et qui occupent une maison un peu délabrée, dans Sunset Park ( NY), de manière illégale.
Chaque chapitre se focuse sur un personnage, à tour de rôle. Cela nous permet d’être très proche d »eux. On rentre vraiment dans leur histoire, et jamais on ne s’ennuie ( sauf quelques passages de temps en temps sur l’histoire du basket).
Paul Auster nous permet de vivre l’histoire des personnages de manière très forte et très proche.
L’Amérique ainsi décrite est dure, plusieurs critiques de Sunset Park décrivent une » société désorientée et démissionnaire » , » un monde interdit de mémoire » peintes dans Sunset Park.
Lorsqu’on termine ce roman, on se dit : non, pas possible, déjà ? J’ai relu plusieurs fois la fin, tant elle est puissante ….
Agathe
ci dessous une belle critique de Télérama :
http://www.telerama.fr/livres/sunset-park,72512.php – Nathalie Cron -
« Pour écrire Sunset Park, Auster a trempé sa plume dans une eau tout ensemble grave et aimable, brossant une galerie d’attachants portraits sur fond d’une Amérique très contemporaine dépeinte, elle, sous un jour lucide et peu engageant. C’est d’ailleurs parce que l’époque, ultra-libérale, moralisatrice, bref, bien peu solidaire, ne leur paraît guère accueillante que Bing Nathan, Ellen et Alice ont choisi de se rassembler, posant clandestinement leurs bagages dans une modeste maison de Brooklyn. Squatters illicites : c’est là leur paisible insurrection contre le monde. Bientôt ils seront rejoints par celui qui est en fait le personnage central du roman, Miles, un presque trentenaire, lesté de nombreux poids : une amoureuse déraisonnablement jeune, la mort d’un demi-frère – qu’il a provoquée dix ans plus tôt -, le silence qu’il a installé entre ses parents et lui…
C’est avec une grande subtilité et beaucoup de minutie que Paul Auster déploie la pluralité des voix et des visages dont se nourrit ce roman discrètement virtuose. Si délicatement et pleinement maîtrisé, si peu spectaculaire ou criard qu’un lecteur inattentif ou trop pressé risquerait d’y voir un « petit » Auster, en demi-teinte. Alors qu’à l’opposé de cela, Sunset Park est à sa façon un bijou, un livre d’art, mélancolique et navré, empathique et humain. »
Les souvenirs – David Foenkinos
12 4th, 2011De nouveau un livre acheté Gare du Nord, avant de rentrer à Lille. Ayant adoré La Délicatesse et aimé les autres livres de David Foenkinos, il m’est apparu naturel de lire celui ci. Quoique l’histoire ne me tentait guère, puisque beaucoup de critiques ( positives) soulignaient que l’auteur relatait ici ses souvenirs ( le titre est précis) avec ses grands parents et parents. Pas très attirant, alors que le dernier Paul Auster était posé sur ma table de chevet.
Dans le train, j’ai cependant délaissé le livre » Les 5 dysfonctions d’une équipe » au profit de David F.
Et bien c’est vraiment un très beau livre, vous pouvez l’acquérir en toute sérénité.
Le style de l’auteur est très doux. L’histoire nous fait inexorablement penser à certains de nos moments de vie. ( Qui n’a jamais regretté de ne pas être allé voir ses grands parents au moins une fois ?) mais en même temps elle est unique et propre à l’auteur.
Le roman est entrecoupé de souvenirs des personnages que l’on rencontre au fil des pages. Par exemple : « Un souvenir du patron de l’hôtel des Falaises ».
L’auteur, que l’on voit assez régulièrement dans les média, est très sympathique.
Un beau roman, à découvrir !
Agathe
Extrait : http://www.gallimard.fr/rentreelitteraire/DavidFoenkinos.htm
« Il pleuvait tellement le jour de la mort de mon grand-père que je ne voyais presque rien. Perdu dans la foule des parapluies, j’ai tenté de trouver un taxi. Je ne savais pas pourquoi je voulais à tout prix me dépêcher, c’était absurde, à quoi cela servait de courir, il était là, il était mort, il allait à coup sûr m’attendre sans bouger.
Deux jours auparavant, il était encore vivant. J’étais allé le voir à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre, avec l’espoir gênant que ce serait la dernière fois. L’espoir que le long calvaire prendrait fin. Je l’ai aidé à boire avec une paille. La moitié de l’eau a coulé le long de son cou et mouillé davantage encore sa blouse, mais à ce moment-là il était bien au-delà de l’inconfort. Il m’a regardé d’un air désemparé, avec sa lucidité des jours valides. C’était sûrement ça le plus violent, de le sentir conscient de son état. Chaque souffle s’annonçait à lui comme une décision insoutenable. Je voulais lui dire que je l’aimais, mais je n’y suis pas parvenu. J’y pense encore à ces mots, et à la pudeur qui m’a retenu dans l’inachèvement sentimental. Une pudeur ridicule en de telles circonstances. Une pudeur impardonnable et irrémédiable. J’ai si souvent été en retard sur les mots que j’aurais voulu dire. Je ne pourrai jamais faire marche arrière vers cette tendresse. Sauf peut-être avec l’écrit, maintenant. Je peux lui dire, là. »
David Foenkinos nous offre ici une méditation sensible sur la vieillesse et les maisons de retraite, la difficulté de comprendre ses parents, l’amour conjugal, le désir de créer et la beauté du hasard, au fil d’une histoire simple racontée avec délicatesse, humour, et un art maîtrisé des formules singulières ou poétiques.http://www.gallimard.fr/rentreelitteraire/DavidFoenkinos.htm
Lafemme au miroir – Eric Emmanuel SCHMITT
10 19th, 2011A lire aussi
La couleur des sentiments de Kathryn Stockett
09 2nd, 2011Rien ne me prédestinait à lire ce livre. Je l’aurai même pas acheté en fait. Le titre me faisait penser à un mélange de « La couleur pourpre » que j’ai adoré _ mais que lire après avoir vu ce film?_ et « Raisons et sentiments » qui est très bien aussi mais les titres datés 19eme siècle pour se détendre au bord de la piscine (une coupe de champagne à la main bien-sûr. Car on ne conçoit pas de vacances sans coupe de champagne, n’est-ce pas? CECI EST UNE PRIVATE JOKE A COUPER AU MONTAGE); Vous aurez compris qu’une personne à laquelle je tiens beaucoup me l’a offert (l’amie qui tient le rang numléro 2 derrière Agathe qui reste la première en tout). Et quand à la question « Et toi que vas-tu lire? » elle me répondit « le livre que tu m’as offert l’année dernière et que je n’ai pas pris le temps de lire » je n’ai pas pu m’empecher de me sentir obligée de… Le livre est énorme, aussi grand que ma vanity case (qui contient des produits pour 15 jours pour 4 personnes, c’est vous dire…
Et pourtant… c’est le meilleur livre que j’aie lu depuis…longtemps! (Une vie de Maupassant, Dracula de Briam Stoker et Les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos). Le genre de livre attachant. Je me suis surprise à rechercher des moments de calme pour lire età mon grand étonnement trois jours ont suffi à achever la bête.
L’histoire: Jackson, Mississipi dans les années 70._ Je cite Franck à qui j’ai cédé le livre en deuxième main « on dirait pas que ça se passe dans les années 70″_. Tout à fait mon cher! Le roman commence dans une ambiance surannée avec des jeunes femmes blanches, jeunes mariées, qui vivent au rythme des réunions de clubs, parties de bridge et de tennis. L’une d’entre elles sort fraichement de l’université – sans gloire car c’est la seule qui n’a pas été demandée en mariage pendant ses études…Elle décide de flirter sur un sujet en vogue pour tenter d’épater une rédactrice New Yorkaise. Sur ses conseils, elle choisit de raconter l’histoire des bonnes noires qui élèvent les enfants des blancs. Les entretiens – hautement secrets- avec les bonnes se succèdent au rythme des événements historiques et culturels du temps. Les événements sont relatés tantôt par la jeune Blanche, tantôt par l’une des 2 bonnes qui acceptent de collaborer à ce projet. C’est presque du roman épistolaire avec des personnages attachants, pathétiques, cruels, attachants. Si j’étais encore étudiante en lettres je vous écrirai que … »le livre file habilement la figure de l’écrivain et du livre s’écrivant, » ce qui est le summum de la classe en littérature. Mais comme je ne le suis plus depuis longtemps je vous dirai juste de le lire si vous aimez les histoires de femmes (Franck a capitulé mais il lit Musso et Chattam alors…)
Stéphanie
La Délicatesse – David Foenkinos
08 22nd, 2011Un livre que j’ai lu mi Juillet , et ce n’est pas facile de faire une petite » critique » plus d’un mois après la lecture ! ( je décomplexe mes copines qui me disent qu’elles sont « nulles » en critique – Allez, les filles !)
J’ai pris énormément de plaisir à lire ce livre. Ce roman se lit de manière continue, le fil de l’histoire se tend tout au long du livre. Le résumé que l’on trouve sur les sites web est le suivant :
‘Il passait par là, elle l’avait embrassé sans réfléchir. Maintenant, elle se demande si elle a bien fait. C’est l’histoire d’une femme qui va être surprise par un homme. Réellement surprise.’
Cependant, cela est assez réducteur. C’est l’histoire de Nathalie, qui rencontre l’homme de sa vie dans la rue, qui se marie , et dont le destin vascille subitement.
Belle histoire, on rit ( certains passages sont très humouristiques ), on a un peu envie de pleurer à certains autres passages.
En bref, lisez ce roman avant d’aller voir le film au cinéma. Audrey Tautou interprétera Nathalie.
Agathe
» Comment d’habiller quand on dîne avec Nathalie ? ( …. ) Il n’avait plus vraiment l’habitude de s’habiller pour sortir le soir. Et puis c’était délicat tout de même; elle était également sa responsable. (…) Ils allaient être comme deux bouchers à un congrés de végétariens. Non, c’était absurde. Le mieux était peut être d’annuler. Il était encore temps. Problème de force majeure. Je suis désolé, Nathalie. J’aurais tellement aimé, vous le savez bien, mais bon, c’est juste qu’aujourd’hui maman est morte. Ah non, pas ça, trop viloent. Et trop Camus, pas bon le Camus pour annuler.Sartre, bien mieux. Je ne peux pas ce soir, vous comprenez, l’enfer c’est les autres. Une petite intonation existentialiste dans la voix ça passerait bien (…) ».
La vie très privée de Mr Sim – Jonathan Coe
06 4th, 2011http://happyfew.hautetfort.com/archive/2011/02/14/la-vie-tres-privee-de-mr-sim-jonathan-coe.html
« Maxwell Sim, presque quinquagénaire, est un homme à qui depuis quelque temps rien ne sourit. Sa femme l’a quitté il y a six mois en emmenant leur fille, Lucy, il a fait une dépression qui l’a contraint à arrêter de travailler et il revient d’Australie où il est allé rendre visite à son père à qui il n’a manifestement rien à dire. Mais voilà qu’un ami (le seul qu’il ait) lui propose de se rendre au fin fond de l’Ecosse pour livrer une caisse de brosses à dents écologiques. Maxwell accepte et ce road-trip se transforme en voyage initiatique : les lieux qu’il traverse, les gens qu’il rencontre, tout concourt à la découverte et à l’acceptation de qui il est vraiment.
La vie très privée de Mr Sim est un roman d’une grande finesse psychologique et d’un réalisme douloureux, à la cocasserie parfois désespérée (Maxwell tombe amoureux de son GPS, qu’il baptise Emma, ce qui donne lieu à des dialogues surréalistes), profondément ironique et parfaitement tenu de bout en bout. Un excellent roman, chers happy few, que je recommande chaudement. »
Je rejoins tout à fait la critique ci dessus. Un livre qui au départ peut un peu ennuyer ( cf histoire de Donbald C.,).
De plus l’histoire du héro peut sembler au départ somme toute banale : plaquée par sa femme, peu d’amis, …). Mais en réalité l’histoire est très belle, prenante, rires sourires se mêlent à la tristesse. Le personnage nous devient extrêmement proche. Le dialogue entre Max et le GPS est très drôle au début, dramatique à la fin du livre. Je reste néanmoins un tout petit peu déçue par la dernière page.
Agathe
La vie d’une autre – Frédérique Deghelt
05 16th, 2011Résumé : » Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d’amour et le lendemain… elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse… Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l’homme dont elle est amoureuse depuis la veille vive avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée – car elle a choisi de ne rien dire. Chaque jour confrontée à de nouvelles découvertes, elle arpente ce quotidien oublié et devient l’enquêtrice de la vie d’une autre. Sa propre vie… » http://www.evene.fr/livres/livre/frederique-deghelt-la-vie-d-une-autre-23971.php
Une très belle histoire sur l’amour d’un couple, marié depuis 12 ans, 3 enfants, que le quotidien de chacun a éloigné.
Ce roman nous entraîne également dans un suspens, digne d’un roman policier. Le style d’écriture de l’auteur nous laisse peu de respiration, nous entraînant presque dans son amnésie. On oublie tout, on surfe sur les phrase. On vibre avec l’héroine, on se balade avec elle dans les rues de Paris, à Uzès, au théâtre.
De magnifiques lignes d’écriture sur l’amour, bouleversantes mais pleines d’espoir.
Une fin très belle, empreinte d’optimisme.
Un hymne au couple et à la famille.
» Combler ses manques avec un autre ou une autre, c’est la mort de l’amour. Ce qui m’étonne, c’est la faculté qu’a soudain Pablo de vivre une situation dont je l’ai toujours vu se moquer. ( …) Je me sens incapable pour ma part de jouer à séduire ou à consoler ma peine entre d’autres bras. Comble de malchance. Je suis entourée de sollicitations diverses. Les infirmiers potentiels sont là. Mais je n’ai aucun désir. J’ai beau me dire que ça me rendrait souriante de me trouver belle à nouveau dans les yeux d’un autre, je n’y arrive pas. Je suis seule dans ce que j’ai perdu. Pablo n’a pas l’air de regretter quoi que ce soit. Il est juste exaspéré quand nous communiquons mal. Il ne semble jamais peiné. C’est à cela que je mesure sa perte d’amour. Il ignore ce qu’il a perdu. »
Agathe
A noter, ce livre sort au cinéma prochainement
Réalisé par Sylvie Testud
Avec Juliette Binoche, Mathieu Kassovitz.
Les Petits – Christine Angot
05 8th, 2011Ce livre raconte l’histoire d’un couple » mixte » , Hélène est française , Billy est martiniquais.
Ils ont coup sur coup 4 enfants. L’ambiance dégénère très vite entre eux. Hélène est autoritaire, toute puissante. Billy doit quitter le domicile conjugal, car Hélène porte de manière tout à fait injuste plainte pour coups et blessures contre Billy.
Dès lors, après quelques jours passés en prison, Billy ne peut plus voir ses enfants.
Se mêlent différentes trames dans ce roman :
- la toute puissante de la femme, qui par ses mensonges et sa volonté fait terriblement mal à son (ex) époux , lui interdisant de voir ses enfants;
- de là est ressentie l’injustice liée au racisme, Billy est Martiniquais;
- nous découvrons les dessous de l’enquête sociale, et les terribles conséquences qui en découlent.
Cependant, ce roman est assez positif puisque l’amour que Billy porte à ses enfants portera ses fruits et lui permettra de voir ses enfants plus souvent.
De plus, Billy obtient toujours le soutien d’une compagne aimante qui l’héberge et l’entoure de son amour.
Je n’ai pas vraiment aimé ce roman, d’ici quelques mois je ne me souviendrai probablement pas l’avoir lu.
Néanmoins, la lecture rapide et l’intérêt de l’histoire méritent lecture.
Agathe
Interview de l’auteur sur Daily Motion .http://www.mollat.com/livres/christine-angot-les-petits-9782081253643.html
Un barrage contre le Pacifique – Marguerite Duras
04 28th, 2011Une très belle histoire, surtout à relire si vous l’avez lu encore tout jeune …
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L’action se situe en Indochine française, elle met en place une mère et ses deux enfants Joseph et Suzanne vivant dans une plantation peu rentable et tentant de survivre de trafic divers. Ce roman raconte la difficulté de la vie de ce que l’on a appelé « les petits blancs » par rapport aux « grands », riches planteurs, chasseurs citadins, membres de la bourgeoisie coloniale, commerçante ou financière. Et, enfin, au-dessus de tout ce monde, omnipotents et prévaricateurs au détriment des plus pauvres des blancs, les fonctionnaires de l’administration coloniale qui ne vivent que de prébendes et d’extorsions de fonds. La mère et ses enfants ne peuvent vivre qu’aux limites de la société coloniale et aux abords immédiats des villages où vivent les indochinois dans un dénuement absolu et à la merci de toutes les maladies, de la cruauté des tigres et de la force aveugle et meurtrière des marées de l’océan. » www.histoireduroussillon.free.fr |
L’ambiance des romans de Marguerite Duras est toujours envoûtante, oppressante parfois. On a l’impression de ressentir l’humidité et la moîteur régnant dans l’atmosphère des paysages, du bungalow à Ram, des salles de cinémas à l’hôtel central.
Cette sensation d’être imprégnée de l’ambiance est omniprésente tout au long du livre. Ainsi on sent l’odeur du cuir dans la voiture de Mr Jo, on sent les odeurs des mangues que les enfants mangent, on sent même la transpiration des personnages…
Sensation liée à l’ouie également, puisqu’on s’enivre avec Suzanne et Joseph sur l’air de Ramona …
J’avais ressenti ces sensations en lisant L’Amant de la Chine du Nord ( que j’ai lu il y a environ 2 ans, donc plus toute jeune).
Un livre sublime, dur, qui m’a bouleversé et me donne envie de découvrir toute l’oeuvre de Marguerite Duras.
Agathe
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